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Peinture aphasique

On ne parle que du canard. Le canard toujours sauvage naturellement. Mais les Enfants du bon Dieu ont aussi leur charme interstiCiel.

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Dans le roman d’Antoine Blondin qui porte ce titre, Sébastien Perrin, le personnage principal, cherche quoi faire à Paris. Il constate avec désenchantement : « à part l’exposition de la Galerie Charpentmann ouverte à Un demi-siècle de peinture aphasique, il n’y avait pas grand chose à voir ».

Bien sûr cette galerie reste la propriété imaginaire de l’auteur. La peinture aphasique, en revanche, est un rêve que l’on peut partager avec lui.

Lien permanent Catégories : Expositions, Les mots pour le dire 3 commentaires Imprimer

Commentaires

  • C'est peut-être moins superficiel qu'il n'y paraît, comme toujours avec Blondin, qui s'était dévolu à la légèreté par excès de profondeur. Blondin, au départ, était professeur de philosophie, tout le monde le sait. C'était d'ailleurs, assez curieusement, la formation de base des trois soi-disant "Hussards", et Nimier - les tarés qui cherchent à le récupérer sans jamais avoir lu une ligne de lui l'ignorent évidemment - admirait Sartre au point de lui dédier son premier livre. C'est pas simple, la vie. Ou bien si. Et d'ailleurs, on s'en fout. Bref, mon Lalande décrit "aphasie" (au sens philosophique) comme suit: "suspension de toute assertion dogmatique". A l'époque, en était aux prémices de la "contre-culture" soixante-huitarde. Aphasie était en vogue dans ce sens-là. Quant à la "Galerie Charpentmann", elle n'est peut-être pas tout à fait une invention... ;)

  • @ Eric
    Merci pour vos érudites remarques.
    Elles éclairent cette notion de "peinture aphasique" qui n'a rien en effet de superficiel. Raison pour laquelle nous l'avons signalée.
    A propos de Blondin, on peut lire le bonus d'une récente note (3 mars 2017) de Raphaël Sorin sur son blogue :
    http://lettres.blogs.liberation.fr/2017/03/03/quelle-idee-aussi-sotte-que-grenu/

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