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Souvenirs, souvenirs

  • Coup de balai à la Pointe-Courte

    Le propre de la France s’affirme de jour en jour. En ce début 2018, une frénésie de nettoyage s’est emparée de nos collectivités locales. Après Treboul, c’est La Pointe Courte, ce quartier de Sète d’où partit la Nouvelle Vague, qui fait l’objet d’un relookage extrême.

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    Le pittoresque là-bas étant en péril, il a été procédé –selon l’expression préfectorale– au démantèlement de dépôts sauvages sur la voie publique.

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    Par « dépôts sauvages » s’entend l’installation très personnelle qu’un ancien pêcheur du lieu avait gentiment laissé déborder de son cabanon défendu par de subversives inscriptions du genre : « Interdit aux chiants ».

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    Il faut dire que l’installation en question accumulait jouets en plastique, fleurs artificielles et fresques poissonnières incitatives au vagabondage de libres matous.

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    Intolérable, on le comprend !

    La chose, dans un passé récent, serait peut-être passée inaperçue mais la frénésie de médiatisation qui a gagné notre monde aboutit à fragiliser de tels environnements artistiques alors même que leurs visiteurs cherchent à les célèbrer.

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    Que voulez-vous, c’est humain : le numérique permettant à chacun d’être photographe, propulser son narcissisme à peu de frais sur les réseaux sociaux est tentant. Voilà comment des créations spontanées du style de celle de la Pointe Courte se retrouvent ensuite dans des guides où elles dégénèrent en attractions touristiques.

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    Ceci pour dire qu’il ne faut pas se hâter de taxer les pouvoirs publics d’iconoclastie singulière. Leurs précautions frileuses et notre admiration brouillonne sont en fait les deux phases d’un même processus de destruction. Celui-ci s’accélère d’autant plus que les recherches systématiques s’épanouissent en inventaires obsessionnels. Au détriment des créateurs eux-mêmes comme l’affaire de Tréboul l’a démontré.

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  • Pirouette et Sans Pattes

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    Fonde la cire des bougies de Noël ! Les poupées du baby-boom peuvent bien perdre leur son, l’année ne commence pas si mal. Grâce à Eliane Larus et à Robert Combas, 2018 s’avance vers nous pour un baiser gentiment interstiCiel.

    De la première cette Pirouette de vœux arrivée dans notre hotte comme une sucette à l’anis.

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    Du second une phrase, lue dans un entretien avec Eric Delhaye (Je n’écoute en boucle que mes disques) paru dans Libération le 7 janvier. A la question : Le disque que tout le monde aime et que vous détestez ? l’idole de la Génération Figuration Libre répond : « Yes et Genesis, j’ai toujours détesté. Ce sont de grosses machines. C’est comme Jeff Koons : je n’ai rien contre lui, mais on ne fait pas le même métier ».

     

    Shamanisation

    Les Sans Pattes Co-realisation Robert Combas & Lucas Mancione
    Paroles : RC/Musique : RC &LM
    Special guest : Genevieve Boteilla / Marc Duran / Pierre Reixach

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  • Atours A Tours

    Retour à Tours. Les bistrots de cette ville stimulent l’imagination de nos partenaires.

    Sur ce thème, déjà évoqué dans notre note du 16 janvier 2016, nous est parvenu ce récit-souvenir de Michael Lecomte.

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    Pendant deux décennies il y eut dans la ville de Tours un repère de chiens célestes qui se réunissaient dans un modeste bistrot de la rue Gambetta appelé Le Petit Tonneau.

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